False Flag
| série israélienne - drame/espionnage/thriller - 2015 |
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Une petite aparté pour vous recommander la saison 1 de la série israélienne False Flag. Huit épisodes disponibles en VF (en fait je ne les ai pas trouvés en VOST. Dommage, ça aurait donné un cachet du feu de dieu) plutôt bien doublés. Il s'agit d'une fiction d'espionnage (vaguement inspirée d'un fait réel) un peu dramatique sur les bords.
En bref, comment les vies de cinq citoyens israéliens vont basculer suite à l'enlèvement du ministre de la défense iranien à Moscou. J'en dis pas plus. Y a pas réellement de bande annonce, et c'est tant mieux. Si vous voulez un synopsis plus détaillé, j'vous laisse jeter un oeil sur Allociné.
Le format déjà. Je suis assez friand des séries courtes (six/huit épisodes). J'y vois une forme de garantie d'un contenu essentiel, sans divagations ni surplus. On évite les écueils qui nous font parfois dire: "c'est bien au début, mais là, ça traine en longueur". On plonge dans le bain directement.
Ensuite le suspens, ou plutôt, la gestion du suspens. Ca se regarde d'une traite. C'est aussi l'avantage du format court. On palpite, on en veut encore, à chaque nouveau visionnage on surveille la timeline en espérant être au début de l'épisode alors qu'il est quasiment terminé.
Cette tension doit beaucoup aux personnages. Ce sont des citoyens lambdas, comme vous et moi en apparence. Des gueules, des ambitions, des faiblesses, des secrets. Et on assiste à l'avalanche de merde qui leur tombe sur la gueule. Avalanche qui, dans un monde dominé par la malchance, pourrait très bien vous atteindre aussi. Evidement, tout n'est pas blanc ou noir, mais par soucis de discrétion, je n'en dévoile pas plus.
Et puis cette série, je la trouve fraîche. Essentiellement parce qu'elle est Israélienne. Sans faire de tourisme, elle permet d'aborder ce pays autrement que par les drames relayés par nos médias et les images préconçues liées aux clichés religieux. Des acteurs et des lieux inconnus, on respire... Même si on ressent parfois un petit je-ne-sais-quoi d'américanisme à la 24 heures chrono, exit le super-héro, les triangulations de satellites grâce au signal codé de mon cul, l'honneur de la nation des nations, etc...
Le seul truc, c'est que comme False Flag se veut réaliste, quand un détail pèche, c'est un peu Las Végas dans l'désert. On peut pas le louper. Mais c'est rare... argh....oui, on va dire que c'est rare...je peux rien dire sans trop en dire. Du coup, je n'aborderais pas non plus la fin de la saison. Même si j'en ai très envie.
Pour finir, l'hébreu sur smartphone ça pète la classe. On dirait vraiment une écriture d'un autre monde.


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