Sine Mora
2012 - PC / Xbox 360 / Playstation Vita / Playstation 3Jeu solo uniquement
Le shoot'em up c'est trop dur. Un peu comme commencer le kung-fu à 30 ans. Ca fait chier parce que ça donne envie. On défonce tout, on esquive tout, on pilote comme un as. Pas comme cette fiotte d' Albator. Oui mais le skill, ça tombe pas du ciel. C'est bien ça l'problème. Et puis j'avoue, le scoring, je m'en tape. Je veux juste exploser des méchants faibles, et arriver au bout. Je veux avoir l'impression d'être Dieu, sans trop m'fouler. J'ai jamais dépassé le premier niveau de super R-Type, mais j'ai terminé Sine Mora. En mode story facile ...
Je persiste et je signe, Sine
Mora, c'est aussi pour les nuls. Ca faisait bien longtemps que
j'attendais de pouvoir gouter aux plaisirs du shoot' em up. Parce que
jusque là, pour ma part, c'était un peu comme le surf quand on débute.
Soit on reste couché sur la planche et on utilise ses crédits,
soit on tente le tout pour le tout, on se met debout, et là et ben...ben
essayez, vous verrez. Sine Mora permet de choisir sa vague, et de
ralentir la chute, histoire de se vautrer avec un minimum de classe. En mode story. Parce qu'en arcade, c'est une tout autre paire de manche. C'est pour les durs. C'est pas pour moi.
Shut up, shoot'em up!
Bon, si y a bien une chose qu'on attend pas avec un "shmup" (comprendre "shoot'em up"), c'est un scénario. Mais à la manière d'un porno, il faut bien une histoire pour compléter cette direction artistique de haute volée. Alors on pond un space opéra dans un univers steam punk. J'appellerais ça un "steam opéra". Rien à foutre de rien.
Pif paf pouf! Je vous la fait courte : rébellion, empire, guerre, héros, cause perdue... tout ça en langue elfique du futur, sous-titrée en français.
Bref, l'histoire est suffisamment confuse pour ne pas donner envie de s'y attarder. Et comme dit plus haut, on s'en fout du pourquoi/comment, c'est un jeu de tir, alors on veut tirer. On réfléchira plus tard.
A noter: de petites cut-scènes sont insérées aux sein des stages, permettant de souffler pendant quelques secondes, d'admirer le paysage, et de ne toujours rien comprendre à ce qu'on fout là.
Mais alors, vite fait, c'est quoi l' principe?
Je vous parle rapidement du "shmup". L' idée c'est de diriger un mec, un vaisseau, un avion, un tank, une sorcière, bref, quelque chose qui peut tirer, en scrolling horizontal ou vertical (en général vous allez de la gauche vers la droite en vue de coté, ou du bas vers le haut en vue du dessus). Vous voyez le principe? Avancer, et tirer sur tous ce qui bouge. Et généralement, ce qui bouge, c'est un ennemi qui vous tire dessus.
Pas de surprises de ce coté là; il vous faudra slalomer entre les boulettes en essayant de chopper les bonus.
Sine Mora complète ce tableau avec deux mécaniques. En premier lieu: la limite de temps... Voilà l' topo: les secondes défilent à l'envers. Une fois le chrono à zéro, c'est la mort. A chaque ennemi explosé, on gagne des secondes supplémentaires. A chaque coup encaissé, on en perd.
Grosso merdo, le temps c'est une barre de santé qui descend continuellement. Et la seule façon de la recharger, c'est d'envoyer vos adversaires dans valdinguer dans le décor. Ou de chopper un bonus spécifique. Ou d'atteindre un checkpoint (situés à intervalles réguliers, pas de panique) ce qui réinitialise le chrono.
Autre particularité: le fameux bullet time. Il s'agit d'un "pouvoir" qu'on enclenche en pressant une gâchette et qui prend fin lorsqu'on la relâche. Alors évidement, vous imaginez bien que lorsque l'on se fait canarder dans tous les sens, la possibilité de ralentir le temps aide grandement à rester en vie. Bien sur, ce n'est pas infini, et il vous faudra recharger votre "capsule" temporelle en choppant les bons items.
A coté de ça, on retrouve les classiques: bonus divers, enchainements de stages aux paysages variés terminés par de gros boss, multiplicateurs de score, pour ceux que ça intéresse, différents avions/pilotes avec une arme spécifique à l'utilisation limitée (bombe, laser, tête chercheuse...).
Ah. Et puis un mode arcade, pour les bourrins. Ce qui n'est pas mon cas, alors j'en parle pas.
Rien pigé. Pourquoi c'est bien?
Et bien parce que c'est accessible aux novices. Le mode story est une ballade de santé avec sa dizaine de continus. Et comme dit plus haut, le bullet time permet de se sortir des situations délicates sans trop de dégats. Exit la frustration. On dirait que le jeu veut nous faire découvrir le "shmup" en douceur.
Et merde, c'est plutôt très joli. Vous traverserez sept stages, eux même découpés en sections variant les décors. Des atolls paradisiaques aux villes gargantuesques, en passant par des grottes sous-marines et des usines gigantesques, vous devriez voir du pays. Autant l'histoire est chiante à suivre, autant l' univers est riche et attrayant. C'est colloré, massif. Les pilotes, les véhicules, les boss... Tout est chiadé au poil. J'vous laisse jeter un oeil à la vidéo qui va suivre pour vous faire une idée. Mais c'est assurément l'un des plus gros point fort de Sine Mora.
Voilà, c'est fait. Vous savez le principal. Le jeu regorge de petites subtilités mais je vous laisse les découvrir. Je vais pas faire un article de 20 pages non plus. C'est très chouette. Je regrette simplement la faible durée de vie (environ 1 heure) de ce mode story. C'est intense, mais ça fait un peu court pour dix euros. Cependant, le mode arcade pourra vous tenir accroché à votre manette, pour peu que vous aimiez vous en prendre plein la tronche à répétition. Si c'est le cas, foncez, sinon y a une démo sur steam.




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